La jupe…trop courte ou pas assez ?

Hello bande de moussaillons !

Me voici de retour pour un nouvel article ! Après mon manifeste pour le maintien des poils… un nouveau sujet polémique par ces chaleurs d’été… la longueur des jupes… plus spécifiquement la femme-objet et le sexisme.

Tout d’abord, je crois qu’on a tous un référentiel de ce qui « acceptable » de porter, et c’est normal. Ça ne serait pas un problème si chacun gardait son avis pour soi quand une personne qui entre dans notre champ de vision ne correspond pas à ce qu’on juge acceptable. Malheureusement, ce n’est pas le cas !

Longueur de jupe normée - sexisme
C’est sur que quand tu achètes une jupe, tu te balades avec un mètre sur toi pour savoir si ça sera considéré comme provoquant ou non…

J’aime beaucoup cette affiche. Ici, on voit bien que la longueur entre « ennuyeuse » et « alllumeuse » est super mince. Chacune à ses raisons de porter des jupes. J’ai une amie qui ne portait que ça (même en hiver, avec du vent glacial) parce qu’elle n’aimait pas ses jambes lorsqu’elle portait ses pantalons. Tu peux porter une jupe parce que tu te sens belle dedans. Parce qu’il fait chaud et que c’est agréable. Ou tout simplement par envie, pour plaire à ton mec. Que c’est le premier vêtement qui te tombe sous la main le matin et que tu es pressée. Parce que c’est pratique (ou pas, mais ça c’est mon référentiel 😉 ) .

Et pourtant… le corps féminin est associé à un objet. Quelque chose que les hommes peuvent et veulent avoir. La femme suscite une espèce d’idéal de sensualité, et particulièrement dans les publicités. (mais pas trop quand même hein, sinon c’est une pute ou une salope hein). Petit florilège…

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En plus d’avoir rien avoir avec un contrôle technique automobile, on ne montre pas la tête de cette mannequin… bah pourquoi, c’est juste un objet non ?!
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Et joue sur les mots… ça pourrait être drôle, sauf que ça ne l’est pas. Parce qu’on ramène encore le corps de la femme à une possession, la voiture.
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Est-ce que cette image a sérieusement besoin d’une légende explicative ?!

Bref, ça me désespère. Dans l’espace public, les femmes sont sans arrêt confrontées à une image évoquant la sexualité, la possession, la perfection ou encore associées à des tâches ménagères. Ce qui peut engendrer de la culpabilité. De la frustration de ne pas avoir un corps parfait, cette taille si miiiince. Dans l’espace public, on confronte les femmes à un idéal difficilement, voir impossible à atteindre. Et même en sachant que ces images sont retouchées… cette perfection se grave dans l’inconscient.

On se retrouve alors avec des femmes qui n’ont pas confiance en elles. Qui détestent leurs corps. Se mettent en tête coûte que coûte de maigrir, jusqu’à tomber dans l’anorexie. On apprend pas aux femmes à s’aimer telles qu’elles sont. Parce que même aujourd’hui, parfois les femmes doivent choisir entre leur carrière et leur grossesse. La parité et l’égalité des salaires pour un même poste ne sont pas encore respectés.

Parce que des métiers sont encore associés aux femmes, comme « les femmes de ménage, de chambre »…. c’est vrai, on ne doit pas toucher à la sacro-sainte virilité des hommes hein ?

Aujourd’hui, les modèles à succès sont principalement représentés par les hommes et je crois qu’il est temps que ça change. Histoire d’être représentées à notre juste valeur !

PS : pense également aux insultes… savais-tu que « connasse » est formé du mot « con » qui désigne au 15ème siècle… la vulve de la femme ? Et hop, encore une petite connotation négative au passage. Essaye de trouver autre chose la prochaine fois ! 😉